" La femme c'est la mort ".
J'ai déjà lu ça quelque part.
Philippe Sollers peut-être encore . . .
Oui dans " Play- Boy " une interview, il me semble.
Il dit même, si je me souviens , "les femmes" . . . "il ne faut jamais dire la femme", . . . "c'est un thème biblique".
Je dois être sollersien comme d'autres furent cartésiens.
Car , quand je l'ai vue , j'ai cru que c'était la mort qui approchait, toute vêtue de blanc et se penchait sur moi pour m'embrasser, souriant de toutes ses dents, lèvres ouvertes.
J'étais glacé, ravagé, fasciné, extasié ou presque.
Aussi en profitai-je pour me passer mon diapo-rama noir et blanc fondu enchaîné, privé,
projeté sur le plafond de ma chambre
où
se projetaient déjà
au travers de persiennes mal fermées,
les passants à l'envers et les autos qui roulaient et traversaient horizontalement
le champ , irréels comme des
automates mus par des ressorts,
comme des images de synthèse,
qui se trouvaient sans doute, réels ( on pouvait en douter) dans la rue,
comme dans la révélation que fut Quand passent les Cigognes de Mikhaïl Kalatozof,
lors de sa présentation à Cannes en 1958,
la séquence d'une vie en raccourci,
filmée à toute allure, dans le tourbillon lent
des arbres dont la cime
se mêle aux images de cette vie longue et fugitive
qui nous est à tous dévolue.

Je revis tout.
Mon petit bureau,
mon écran surchargé de statistiques et de graphiques superposés,
aussi riche pour l'heure et alluminé de couleurs et courbes compliquées qu'un poste de pilotage,
ma chute dans la canopée,
quelques images de Woody Allen penché sur moi du haut de son hélicoptère,
tenant la carte postale fameuse qui se retrouva finalement, grâce aux agents spéciaux et secrets francophones
que nous sommes
dans la sacoche de Besancenot,
la grande parade organisée à Quito, les estrades, les banderoles
comme une course cycliste en Belgique disant en gros
GRAND MATCH PHILIPPE SOLLERS CONTRE . . .
on avait laissé vide la case du comparse, opposant, partenaire- ennemi,
et tout le reste,
on ne va pas quand même y passer la nuit.
Philippe Sollers peut-être encore . . .
Oui dans " Play- Boy " une interview, il me semble.
Il dit même, si je me souviens , "les femmes" . . . "il ne faut jamais dire la femme", . . . "c'est un thème biblique".
Je dois être sollersien comme d'autres furent cartésiens.
Car , quand je l'ai vue , j'ai cru que c'était la mort qui approchait, toute vêtue de blanc et se penchait sur moi pour m'embrasser, souriant de toutes ses dents, lèvres ouvertes.
J'étais glacé, ravagé, fasciné, extasié ou presque.
Aussi en profitai-je pour me passer mon diapo-rama noir et blanc fondu enchaîné, privé,
projeté sur le plafond de ma chambre
où
se projetaient déjà
au travers de persiennes mal fermées,
les passants à l'envers et les autos qui roulaient et traversaient horizontalement
le champ , irréels comme des
automates mus par des ressorts,
comme des images de synthèse,
qui se trouvaient sans doute, réels ( on pouvait en douter) dans la rue,
comme dans la révélation que fut Quand passent les Cigognes de Mikhaïl Kalatozof,
lors de sa présentation à Cannes en 1958,
la séquence d'une vie en raccourci,
filmée à toute allure, dans le tourbillon lent
des arbres dont la cime
se mêle aux images de cette vie longue et fugitive
qui nous est à tous dévolue.

Je revis tout.
Mon petit bureau,
mon écran surchargé de statistiques et de graphiques superposés,
aussi riche pour l'heure et alluminé de couleurs et courbes compliquées qu'un poste de pilotage,
ma chute dans la canopée,
quelques images de Woody Allen penché sur moi du haut de son hélicoptère,
tenant la carte postale fameuse qui se retrouva finalement, grâce aux agents spéciaux et secrets francophones
que nous sommes
dans la sacoche de Besancenot,
la grande parade organisée à Quito, les estrades, les banderoles
comme une course cycliste en Belgique disant en gros
GRAND MATCH PHILIPPE SOLLERS CONTRE . . .
on avait laissé vide la case du comparse, opposant, partenaire- ennemi,
et tout le reste,
on ne va pas quand même y passer la nuit.
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