La femme qui se penchait sur moi me dit :

Publié le par David D. Duquerroigt

       -   Bonjour.
Vous êtes en observation depuis deux jours.
Seuls vos cils avaient bougé jusqu'à présent.
Dieu soit loué, vous êtes là, maintenant.
Vous avez besoin de nourriture ?


Je crus que c'était une question et je fis non de la tête.

Je voulais dire et je crois que je dis :
                             " Non je n'ai pas faim et,  bien qu'il m'ait fait revenir des limbes ou de l'enfer, je ne crois pas en Dieu qui me paraît, vu l'état du monde, plus un problème qu'une solution, mais aux dieux multiples et se faisant la guerre comme nous, épandus dans la nature comme aux premiers temps païens, voyez éventuellement, je suis un peu animiste primitif ou premier, en tous cas pas le dernier
et  je crois aux miracles
et je suis
en fait plutôt que papiste,
bien que je sois d'accord avec certains de ses discours papaux, oui, oui, je le dis, et
s'il faut être quelquechose de plus rationnel, de plus philosophique, qu'on me mette dans la case des panthéïstes
comme on soupçonne que l'immense et très sage 
Baruch Spinoza l'était, ce n'est pas si mal comme compagnie,

donc je vous prie d'accepter la formule : Deus sive Natura

car peut-être en fait, avons-nous le choix et en tous cas, c'est un bon compromis  de dire toujours plutôt que Inch Allah,
ou si Dieu le veut,
" Dieu ou la Nature
"
ne serait-ce que pour respecter aussi les pauvres incroyants qui ont une âme aussi,  peut-être et autant d' éthique que vous ! Toc !."


Voyez donc que j'allais nettement mieux.

L'infirmière dût transmettre ce discours au psychiatre de service qui prenant peur envoya à mon chevet une très belle psychanalyste , sans blague, vraiment très belle.
( affaire à suivre . . . clap,  ACTION ! bientôt . . . .  promis. )
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Publié dans agents secrets

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