Derechef , j'abandonnais tout espoir.

Publié le par David D. Duquerroigt

Car j'avais eu la vision exacte de ce que j'étais.
Comme une révélation en une nuit d'insomnie surchauffée.
Mon cogito à moi dans mon poêle à moi . . .
C'est vrai que l'hopital était bien  - rien à dire sur le service où ils m'avaient mis en observation  -
mais ils avaient trop chauffé et ma glande pinéale qui sert de gouvernail et aussi de vanne de distribution, sans blague,
à tous les cannaux qui irriguent le cerveau,
s'était mise à batifoler,
ça irrigait mal ou trop,
le fait est que
ne sachant plus que faire, que penser, que murmurer,
j'étais comme sous l'influence,
moi qui n'avais (sauf l'épisode involontaire de l'ayahuasca en Amazonie française, limite Brésil) jamais fumé pipe
d'opium ou autre dormitif,
comme si un dieu malin, je veux dire mauvais,
me tenait en son pouvoir
et m'empêchait de prendre aucune décision qui eut pu , en ligne droite, trancher et
me faire sortir de la nuit de mes doutes.

Paralysé devant toute décision à prendre, j'abadonnais tout espoir.

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Publié dans agents secrets

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