Sur un scénario écrit par Pilippe Sollers, c'était une manifestation grandiose.
L'idée c'était de faire un western, type Le Bon, la Brute et le Truand.
Mais de ne pas suivre aveuglément le canevas suggéré par Sollers.
Dans ce western du bout du monde, il ne serait pas , comme il aurait bien aimé, le mauvais.
Le mauvais, archi-mauvais incontestable, truand médiatisé et assumé, c'était l'homme qui a choisi le nom de sa grand-mère par dégoût de sa mère : Houellebecq.
Pour le bon , le service à l'exportation du roman français du Ministère des Affaires extérieures qui avait lancé l'opération par l'intermédiaire d'un bataillon de missionnaires titulaires , pas intermittents comme moi, ce n'était pas si simple.
On hésitait encore entre notre chevalier blanc des bonnes causes
Bernard-Henri Lévy encore plus ennobli par son geste vraiment noble, sa main tendue vers le mauvais, archi-mauvais avec lequel il avait accepté de dialoguer et
le tout nouveau prix Nobel de la France après Camus, Sartre, Claude Simon et Gao Xingjian (en 2000) , le chercheur nomade exemplaire, présenti déjà par notre marquis de Phil Infi et de Plume :
Jean-Marie Gustave Le Clézio.
La brute, importait moins, on avait le choix.
La grande manifestation mobilisait les énergies de tous les centres culturels francophones dont le belge et le luxembourgeois, l'Alliance Française polyfacétique était de la partie, les librairies internationales ou pas s'y étaient jetées à corps et peut-être à fonds perdus,
on avait racheté tout un stock d'invendus à la Librairie de France en faillite au coeur de New-york, sise pourtant dans le prestigieux Rockfeller Center
et distribué ses épaves , tous ces tomes brochés , in-folio et fascicules , jusque sur les trottoirs du centre-ville, en étals pris en étaux quelquefois avec les carottes fraîches et les pomme de terres de l'Altiplano ou les vendeurs dépenaillés de maïs et de Coca.
Avec Dio, nous étions là. Presque déjà en toute amitié.
Moi un peu ahuri par ce bazar en plein air, soldes d'hivers pour l'Europe, kermesse d'été ici.
Dans l'air frais du matin, sous un ciel sans nuage, ouvert jusqu'aux échancrures des montagnes envahies vers le haut et le bas , par les bidonvilles et plus à l'écart par les villas des beaux quartiers.
Il m'avait dissuadé de me lancer dans l'aventure du Reina del Mar, que nous devions cependant retrouver ensuite sur les mers, me mettant sur une autre piste, après m'avoir maîtrisé par surprise, traîné dans un confessionnal baroque et confessé dans la cathédrale de Quito.
Il m'avait aussi appris la clé qu'il m'avait faite. Mon bras en avait encore des craquements mais j'avais franchi un degré de plus de mon initiation au Club du lapin universel prêt à toute éventualité et j'étais déjà un peu plus digne d'entrer au cercle déjà assez fermé des amis du lapin universel concomitant ou non. (Voir d'autres blogs fameux pour explications détaillées).
Mais de ne pas suivre aveuglément le canevas suggéré par Sollers.
Dans ce western du bout du monde, il ne serait pas , comme il aurait bien aimé, le mauvais.
Le mauvais, archi-mauvais incontestable, truand médiatisé et assumé, c'était l'homme qui a choisi le nom de sa grand-mère par dégoût de sa mère : Houellebecq.
Pour le bon , le service à l'exportation du roman français du Ministère des Affaires extérieures qui avait lancé l'opération par l'intermédiaire d'un bataillon de missionnaires titulaires , pas intermittents comme moi, ce n'était pas si simple.
On hésitait encore entre notre chevalier blanc des bonnes causes
Bernard-Henri Lévy encore plus ennobli par son geste vraiment noble, sa main tendue vers le mauvais, archi-mauvais avec lequel il avait accepté de dialoguer et
le tout nouveau prix Nobel de la France après Camus, Sartre, Claude Simon et Gao Xingjian (en 2000) , le chercheur nomade exemplaire, présenti déjà par notre marquis de Phil Infi et de Plume :
Jean-Marie Gustave Le Clézio.
La brute, importait moins, on avait le choix.
La grande manifestation mobilisait les énergies de tous les centres culturels francophones dont le belge et le luxembourgeois, l'Alliance Française polyfacétique était de la partie, les librairies internationales ou pas s'y étaient jetées à corps et peut-être à fonds perdus,
on avait racheté tout un stock d'invendus à la Librairie de France en faillite au coeur de New-york, sise pourtant dans le prestigieux Rockfeller Center
et distribué ses épaves , tous ces tomes brochés , in-folio et fascicules , jusque sur les trottoirs du centre-ville, en étals pris en étaux quelquefois avec les carottes fraîches et les pomme de terres de l'Altiplano ou les vendeurs dépenaillés de maïs et de Coca.
Avec Dio, nous étions là. Presque déjà en toute amitié.
Moi un peu ahuri par ce bazar en plein air, soldes d'hivers pour l'Europe, kermesse d'été ici.
Dans l'air frais du matin, sous un ciel sans nuage, ouvert jusqu'aux échancrures des montagnes envahies vers le haut et le bas , par les bidonvilles et plus à l'écart par les villas des beaux quartiers.
Il m'avait dissuadé de me lancer dans l'aventure du Reina del Mar, que nous devions cependant retrouver ensuite sur les mers, me mettant sur une autre piste, après m'avoir maîtrisé par surprise, traîné dans un confessionnal baroque et confessé dans la cathédrale de Quito.
Il m'avait aussi appris la clé qu'il m'avait faite. Mon bras en avait encore des craquements mais j'avais franchi un degré de plus de mon initiation au Club du lapin universel prêt à toute éventualité et j'étais déjà un peu plus digne d'entrer au cercle déjà assez fermé des amis du lapin universel concomitant ou non. (Voir d'autres blogs fameux pour explications détaillées).
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