Noël d'enfer : Woody, le pape et la bottine.
Ce qui était en marche, tout le monde était d'accord, c'était la fin de la télévision analogique.C'est pourquoi sans doute , dans ma jungle torride, j'étais déjà lapin d'avant garde, comme on disait avant, branché autrement.
Un bon chaman, un peu mondain et introduit dans la haute blogosphère politique.
Un bon produit : ayahuasca fraîche, bien verte, bien amère ( récemment interdite sur le territoire métropolitain ?)
Une bonne connection.
J'avais réuni, ce qui n'est pas si facile, les trois facteurs, bien malgré moi, sans parler de la Ligue dont je n'étais pas mais que je surveillais du coin de l'oeil comme tout bon lapin secret ayant en charge la Sûreté et les partis, spécialement de gauche.
Dans cette position, perdu dans une île de la forêt amazonienne, je ne pensais vraiment pas réunir ces trois cadeaux du ciel en ce jour de Noël :
1 - Woody qui me surprit, il ne nous avait pas habitué aux scènes torrides dans ses comédies de lapin triste.
2 - Le pape,que moi plus mécréant tu meurs,
et même froidement matérialiste,
pape, donc que d'habitude j'écoutais peu, moi lapin aux prétentions universelles, pape qui finit par me surprendre,
3 - Le coup de la bottine, enfin, pire que le coup du lapin ou le coup de Jarnac,
retournement du refoulé en coup de pied au cul,
qui finalement ne m'attriste pas trop et ne me surprend qu' à moitié.
Commençons le programme par WOODY le TORRIDE.
Comédie romantique, avait-il dit aux journalistes.
Moi, je veux bien. Tout dépend ce qu'on appelle romantique.
La scène-hit , dont il n'avait pas parlé, qui ne serait pas dans la bande annonce, mais dont tout le monde allait parler,c'est même pour ça que tout le monde allait voir le film se passait en Guyane, au-dessus de l'Oyapock, en hélicoptère.
NOUS Y VOILA.
Vous savez ces hélicoptères tout à fait transparents en forme de bulle qu'on fabrique chez nous.
La scène était filmée par en-dessus. D'un autre hélicoptère je suppose.
Il faut un peu d'imagination : je n'avais que le script sous les yeux, en avant-première du tournage.
Voilà : le héros était un ingénieur de l'aérospatiale, spécialiste en cartographie;
il était tombé sous le charme d'une Guyanaise superbe , aux ancêtres amérindiens, lors d'une mission à Kourou.
On les voyait par en-dessus, dans une scène sans équivoque, sur fond de forêt primitive , nus tout les deux comme des lapins.
Les archiblanches fesses de l'ingénieur pointaient vers la caméra, car le cameraman facétieux . . . (c'était écrit dans le scénario).
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