Ce matin le ciel est rose au couchant.

Publié le par David D. Duquerroigt

C'est sûrement un bon signe.
Aujourd'hui, dimanche d'hiver, j'ai été condamné (il y a peu) à voir se lever le soleil au lieu de dormir et de prendre un p' tit déj' avec un soleil déjà levé. Or,malgré les propos qui vont suivre, ça valait le coup. Plein ouest, le soleil était dans mon dos, à peine en train de sortir des limbes et déjà il faisait, en avant première, de superbes lueurs rosées dans les draps de son futur petit royal coucher.
Je suis toujours un peu désespéré, il faut le dire, par le nombre de couchers de soleil enregistrés sur Google-Earth, sans parler des blogs . . . .

Vous regardez comment se présente une ville, un quartier, une plage, une colline avec vue dominante, pour préfigurer de futures balades ou voir comment a évolué le pâté de maisons que vous avez jadis habité et toc, il y a toujours un grand poète romantique pour vous flasher, gommant tout l'humour dont il était bourré cinq minutes avant, en lieu et place du petit panorama documentaire attendu, incrusté sur la vue satellite, un larmoyant coucher de soleil, dégoulinant d'or et bien bouché déjà d'obscurité, qui pourrait aussi bien se trouver n'importe où, vu qu'on ne voit rien, que de l'or et du noir.
Voilà, c'est dit.
Au fait, où en étais-je ?
Mauvaises nouvelles, hier, chez mon futur possible et très hyppothétique éditeur.
Ils sont d'ailleurs quand même très gentils dans cette équipe.
La réponse est : nous avons bien reçu votre texte, il n'est pas au bon format.
Il est vrai que je ne suis pas un as de la manip informatique et un peu distrait par surcroît.
Comme il sied, me semble-t-il, à un futur écrivain, bien que post-romantique.

Anecdote : vous savez ce que le jeune Salvalor Dadi, pardon, Savador Dali a fait au concours des Beaux-Arts ?
Il a recommencé trois fois son dessin d'après modèle vivant (ou peut-être nature morte, je ne sais plus). Chaque fois quand il rendait sa copie bien avant les autres, l'examinateur/surveillant très  charitablement lui faisait remarquer qu'il n'avait pas respecté l'échelle imposée. Trop grand. Trop petit. Avant la fin de la longue épreuve - pendant que les autres planchaient sur leur unique dessin au crayon, il eut encore le temps d'en produire une troisième version, mais encore . . ., vous me croirez si vous voulez,(qui raconte ça, au fait, pas Dali évidemment, peut-être Pauwels ?). Donc le voilà qui remet sa version der de der encore et toujours hors échelle.

Mais son dessin était si parfait qu'on l'admit tout de même aux Beaux Arts avec mention spéciale.

Hélas, ce n'est pas du tout ce qui va m'arriver, je ne suis
NI Dali,
ni Dadi,
ni "Avida Dollars"
d'ailleurs et heureusement.

Juste un peu DADA, nous en reparlerons, si nous avons le temps.


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Publié dans agents secrets

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