The place to be.
Je viens de lire, je ne sais plus où, que la banquise était, à mesure qu'elle disparaît, the place to be .
Au prix où sont les voyages vers les pôles de notre petite planète sphérique,
surtout jusqu'en antarctique,
c'est bon pour mon tailleur, qui est riche parce qu'il vend ses costumes très cher,
comme chacun sait, à moins d'être Desjoyaux et sponsorisé.
Pour la plupart des gens ça reste exorbitant, d'aller voir s'effondrer les restes de banquise
dans la mer.
En revanche, loin des banquises,
tout près des marquis et des marquises,
surtout si vous prétendez à quelque notoriété politique
et à quelque très haute dignité publique,
c'est ici, face à moi,
face au gorille naturalisé du musée, derrière lequel je me tiens coi
et que vous n'êtes pas près de découvrir, même en cherchant ce repère de choix
parmi tant de galeries d'histoire naturelle en réfection,
qu'il faut venir faire de bonnes génuflexions
et réciter vos dévotions.
C'est en tous cas l'endroit où je suis,
et je n'ai jamais vu autant de chefs d'Etat. Anciens, nouveaux, futurs, potentiels, en herbe.
Tout juste si je n'ai pas vu le fantôme d'un ancien président.
Non, non ! Vous ne m'aurez pas ainsi . . . il y a beaucoup de pays, aujourd'hui hantés par leurs anciens présidents qui donnent des conférences, voyagent, se font mordre par leur bichon, créent des fondations, font de la pub pour Vuiton.
Ici, sérieusement, j'ai cru voir passer l'ombre d'un président mort depuis longtemps et il était bien homme à venir se réfugier ici pour méditer, peut-être en dehors des heures d'ouverture.
Je suis sûr, par ailleurs, d'avoir vu un autre ancien président, parmi ceux qui sont vivants.
Il a même dit quelques mots devant moi, au gorille qui me sert de paravent ou de déguisement.
Quelque chose comme :
- Il faudrait qu'ils me lâchent les basques avec ces comptes occultes.
Si j'avais quelque poil de panthère à mettre dans leur brouet, pour leur trouer l'estomac et qu'ils crèvent ces charognards . . . ; comme ça se fait dans ton pays, (il a dit ça en regardant vers moi et ma tête arrive derrière le cou puissant du gorille ), ça m'arrangerait.
Je l'ai entendu très nettement.
C'est une des découvertes que j'ai pu faire à ce poste hyperstratégique où je suis :
Au prix où sont les voyages vers les pôles de notre petite planète sphérique,
surtout jusqu'en antarctique,
c'est bon pour mon tailleur, qui est riche parce qu'il vend ses costumes très cher,
comme chacun sait, à moins d'être Desjoyaux et sponsorisé.
Pour la plupart des gens ça reste exorbitant, d'aller voir s'effondrer les restes de banquise
dans la mer.
En revanche, loin des banquises,
tout près des marquis et des marquises,
surtout si vous prétendez à quelque notoriété politique
et à quelque très haute dignité publique,
c'est ici, face à moi,
face au gorille naturalisé du musée, derrière lequel je me tiens coi
et que vous n'êtes pas près de découvrir, même en cherchant ce repère de choix
parmi tant de galeries d'histoire naturelle en réfection,
qu'il faut venir faire de bonnes génuflexions
et réciter vos dévotions.
C'est en tous cas l'endroit où je suis,
et je n'ai jamais vu autant de chefs d'Etat. Anciens, nouveaux, futurs, potentiels, en herbe.
Tout juste si je n'ai pas vu le fantôme d'un ancien président.
Non, non ! Vous ne m'aurez pas ainsi . . . il y a beaucoup de pays, aujourd'hui hantés par leurs anciens présidents qui donnent des conférences, voyagent, se font mordre par leur bichon, créent des fondations, font de la pub pour Vuiton.
Ici, sérieusement, j'ai cru voir passer l'ombre d'un président mort depuis longtemps et il était bien homme à venir se réfugier ici pour méditer, peut-être en dehors des heures d'ouverture.
Je suis sûr, par ailleurs, d'avoir vu un autre ancien président, parmi ceux qui sont vivants.
Il a même dit quelques mots devant moi, au gorille qui me sert de paravent ou de déguisement.
Quelque chose comme :
- Il faudrait qu'ils me lâchent les basques avec ces comptes occultes.
Si j'avais quelque poil de panthère à mettre dans leur brouet, pour leur trouer l'estomac et qu'ils crèvent ces charognards . . . ; comme ça se fait dans ton pays, (il a dit ça en regardant vers moi et ma tête arrive derrière le cou puissant du gorille ), ça m'arrangerait.
Je l'ai entendu très nettement.
C'est une des découvertes que j'ai pu faire à ce poste hyperstratégique où je suis :
les chefs d'Etat, anciens, nouveaux ou futurs, recherchent non pas la confession et l'absolution auprès des gorilles, ni la divination de l'avenir, ni la guérison de leurs tourments. Ni la protection, comme on pourrait croire. Ils recherchent une oreille attentive et complaisante; ils recherchent l'écoute muette. Ils les invoquent comme des divinités; ils leur demandent n'importe quoi, mais de préférence de mettre fin à toute velléité d'opposition, à toute critique, à toute discussion.
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