A Bruxelles on m'avait dit . . .

Publié le par David D. Duquerroigt

C'est incroyable comme ils sont salauds ou inaptes,
l'un expliquant l'autre et vice versa,
tous ces manipulateurs qui tirent nos ficelles dans les hautes sphères . . . là-haut.
Ils m'avaient expliqué que si je voulais mon diplôme et ma titularisation pour cotiser
en tant qu'agent spécial et de renseignement du premier degré
il fallait que je me défonce jusqu'au au fin fond de mes tréfonds.
Ils s'y étaient mis à deux pour m'expliquer ça, l'air patibulaire et implacable.

Cette  gent  putassière ! constituée de bureaucrates aux culs moisis armés de bras mous.

Vous me direz, j'ai bonne mine, moi de donner des cours aussi sec,
 gens, gentis, mais pas gentil,
alors que je laisse des fautes d'orthographe à pleines brassées,
que pourtant je baguenaude à des réunions littéraires qui n'ont rien à voir avec mon boulot,
en écrivant à toute volée, sans relire, sans excuse.

C'est la paille et la poutre.
Pire, l'Arapède ( ou chapeau chinois )
qui baigne dans le même bain,
et croit savoir et pouvoir
donner des leçons de beauté à Phoebus ou Aphrodite.


Bon, essayons de nous entraider et soyons modestes.

Le modèle ce serait précisément  "Modestine" l'ânesse de Stevenson
quand il voyage dans les Cévennes.
Belle, capricieuse, bonne comme le bon pain, en définitive.
Confer mon blog sur ce thème  iletaitunefoislescevennes.blospot.com.
Voyez, j'aime les animaux aux très grandes oreilles : lapins, ânes, fennec, chauve-souris . . . .. vous l'aurez remarqué.

Bon, soyons sérieux, bien que je le sois presque toujours,
malgré les apparences qui sont contre moi , bernique :
deux sbires m'ont donné les consignes dans les bureaux surchauffés de l' ONPISS.
(La rime serait trop facile, avec toujours et par exemple :  four et avec mon organis-
-me dont l'emblème est connu
rabâché, su, lu, vu, archi-revu
du p'tit homme qui pisse
surtout en Belgique ).
Je n'ai pas rêvé, ils m'ont parlé de cadavre embaumé,
exposé sur une sellette,
ça paraît farfelu,
conservé en tout cas, empaillé,
je n'ai pas la berlue,
ou de squelette.
C'est tout.

Je dois chercher, et surtout,
trouver. C'est Picasso qui le dit, mais il se fait tard.
 et je le vois faire une drôle de tête . . .
il se demande ce qu'il vient faire là, au milieu de nulle part,
pourtant, moi je dirai qu'il a une sacrée dette envers l'Afrique
( il a tellement emprunté à l'Art Nègre  :  il le sait bien)
nous en reparlerons plus tard,.


Partant de là, j'ai toute latitude et seulement quelques 1131 euros pour frais
( au départ, billets d'avion fournis) de budget déjà plus qu'entamé.
Alors je mange du fufu (manioc), des sauterelles et de gros vers blancs, à l'occasion dans les restos pas chers ou au bord des routes.
J'ai même mangé du singe une fois (pas les conserves de beef argentin de nos poilus de 14 ou encore en 40), du vrai singe, désolé les écolos dont je suis,
mais c'était dans une famille
gentille
et y en a plein au marché, déjà tout rôti.

J'ai dormi dans un arbre une fois, dans un coin où y avait que des 5 étoiles nuls exorbitants de prix et ensuite des pensions où j'avais peur de me retrouver sans chemise, sans pantalon, et surtour sans chaussure au petit matin.

C'est un gardien Aka (pygmée authentique) , très recherché comme ndongi  (super-gardien courageux) dans le centre de l'Afrique, avec son ndumbango (sa matraque) , son carquois dorsal en bandoulière et ses flèches  et son arc, qui m'a réveillé.

Il dormait dans l'arbre voisin pour garder une belle villa. Il dormait très fort. Tellement fort qu'il ronflait. Moi, je ne l'avais pas vu et lui non plus . Sinon.

Publicité

Publié dans agents secrets

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article