Le casting.
Dio Darko Brac qui était un malin et un plaisantin, sous ses dehors de peintre un peu halluciné, s'était fait engager à l'Ambassade de France.
Sous le nom de Ioannis Moréas il était devenu chauffeur , tantôt de l'ambassadeur lui-même,
tantôt du premier conseiller ou des nombreux chargés de mission
qui s'étaient succédé dans l'ambassade équatorienne de la France, depuis la multiplication des tractations secrètes avec les forces subversives du pays voisin.
Son nom rappelait agréablement aux lettrés de l'ambassade, celui de Jean Moréas, poète d'origine grecque ayant laissé à Athènes son vrai nom de PAPADIAMANTOPOULOS, pour pratiquer en France l'anacoluthe en suspens et d'autres tours dont il était virtuose.
C'était assez esbaudissant d'entendre Dio, conduisant la toute dernière C5 blindée de l'ambassade,
d'une main, dessinant de grands gestes déclamatoires de l'autre,
réciter, avec une pointe d'accent slave du sud qui aurait pu passer pour une intonation du Péloponèse :
Un troupeau gracieux de courtisanes
S'ébat et rit dans la forêt de mon âme,
Un bûcheron taciturne frappe
De sa cognée, dans la forêt de mon âme.
Bref, nous étions aux premières loges pour tout savoir des festivités à venir.
Le casting n'était pas terminé.
BHL ne viendrait pas, c'était sûr, il était trop occupé sur tous les fronts.
Philippe le fameux, avait bien envie. Peut-être allait-il se décider.
HOULLEBECQ avait dit non, définitivement.
C'est alors qu'on avait songé à une femme qui était au Diable Vauvert , vraiment au Diable Vauvert, avec tous les jeux de mots autorisés et recommandés.
Dio en rêvait.
Il n'était pas le seul.
Sous le nom de Ioannis Moréas il était devenu chauffeur , tantôt de l'ambassadeur lui-même,
tantôt du premier conseiller ou des nombreux chargés de mission
qui s'étaient succédé dans l'ambassade équatorienne de la France, depuis la multiplication des tractations secrètes avec les forces subversives du pays voisin.
Son nom rappelait agréablement aux lettrés de l'ambassade, celui de Jean Moréas, poète d'origine grecque ayant laissé à Athènes son vrai nom de PAPADIAMANTOPOULOS, pour pratiquer en France l'anacoluthe en suspens et d'autres tours dont il était virtuose.
C'était assez esbaudissant d'entendre Dio, conduisant la toute dernière C5 blindée de l'ambassade,
d'une main, dessinant de grands gestes déclamatoires de l'autre,
réciter, avec une pointe d'accent slave du sud qui aurait pu passer pour une intonation du Péloponèse :
Un troupeau gracieux de courtisanes
S'ébat et rit dans la forêt de mon âme,
Un bûcheron taciturne frappe
De sa cognée, dans la forêt de mon âme.
Bref, nous étions aux premières loges pour tout savoir des festivités à venir.
Le casting n'était pas terminé.
BHL ne viendrait pas, c'était sûr, il était trop occupé sur tous les fronts.
Philippe le fameux, avait bien envie. Peut-être allait-il se décider.

HOULLEBECQ avait dit non, définitivement.
C'est alors qu'on avait songé à une femme qui était au Diable Vauvert , vraiment au Diable Vauvert, avec tous les jeux de mots autorisés et recommandés.
Dio en rêvait.
Il n'était pas le seul.
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