Le Manneken Pis de Bout.
A la fin de la soirée, nous avons fêté la rencontre avec les musiciens. Ils connaissaient ma compagne, je ne sais par quel cousinage.
La chicha n'est pas ma tasse de thé. Il fallut bien en ingurgiter quelques fades lampées.
Je commençais à m'ennuyer ferme .
Alors et par quelle association d'idée ? Je ne sais, Gerardo, le chanteur qui jouait de la quena proposa d'aller chez le Belge, ou Hollandais, le Belge de la statue . . . disait-il.
J'avais dû, pour simplifier leur dire que je l'étais.
- Oui, tu sais disait-il aux autres.
Donde hay este chico que esta meando en el patio.
En effet, après quelques hésitations, 3 ou 4 cuadras (un paquet de maison de 50 mètres) plus loin, en zigzaguant, nous arrivions.
Grosse enseigne rouge genre bastringue tape à l'oeil pour touristes en mal du pays ou gogos locaux en mal d'exotisme, placards de photos de danseuses genre bergère en folie, entourés de lampes clignotantes, une cour étroite, entourée de murs aveugles et un petit baigneur debout, grossièrement imité en train d'arroser d'un filet transformé par instant en goutte à goutte le gazon un peu sec.
Tout ça sous l'appellation soigneusement répétée sur les nappes en papier et sur les abats -jours des fausses bougies en plastique, comme un titre de gloire galvaudé :
Le Manneken Pis de Bout.
Mon demi-sang belge ne fit qu'un tour. Dans un premier temps je voulus aller casser la gueule, à cet espèce de Bout ou de Boot de son vrai nom qui était le patron.
D'autant que foi de Duquerroigt, je me suis toujours senti proche de cette lignée de Duquesnoy qui est à l'origine ( depuis1619 quand même ) de ce Marmouset, Petit Julien du quartier St Jacques qui évacue son surplus de boisson.
A la suite de quoi, dans une très rare et épouventable hallucination éthylique, étrangement, par moment il m'arrivait encore d'avoir des bouffées délirantes remontant aux effets de l'ayahuasca (voir Sarko et Lula),
je vis le pauvre petit baigneur affublé d'une tête de mort . . .
Mais il me semble maintenant, et cela me rassure un peu, que j'avais dû le voir ainsi réellement détourné et représenté dans une de ces expositions d'art contemporain qui s'autorisent à matérialiser des cauchemars que nous ne vivrons jamais.
Puis cette parodie me donna le hoquet.
Un hoquet interminable. Effet de la chicha autant que de la colère et de la honte.
Mais surtout il y eut la photo de " REINA DEL MAR "qui stoppa mes transports inutiles.
Ma bile se calma. Redescendit au foie.
J'étais sur la piste.
La chicha n'est pas ma tasse de thé. Il fallut bien en ingurgiter quelques fades lampées.
Je commençais à m'ennuyer ferme .
Alors et par quelle association d'idée ? Je ne sais, Gerardo, le chanteur qui jouait de la quena proposa d'aller chez le Belge, ou Hollandais, le Belge de la statue . . . disait-il.
J'avais dû, pour simplifier leur dire que je l'étais.
- Oui, tu sais disait-il aux autres.
Donde hay este chico que esta meando en el patio.
En effet, après quelques hésitations, 3 ou 4 cuadras (un paquet de maison de 50 mètres) plus loin, en zigzaguant, nous arrivions.
Grosse enseigne rouge genre bastringue tape à l'oeil pour touristes en mal du pays ou gogos locaux en mal d'exotisme, placards de photos de danseuses genre bergère en folie, entourés de lampes clignotantes, une cour étroite, entourée de murs aveugles et un petit baigneur debout, grossièrement imité en train d'arroser d'un filet transformé par instant en goutte à goutte le gazon un peu sec.
Tout ça sous l'appellation soigneusement répétée sur les nappes en papier et sur les abats -jours des fausses bougies en plastique, comme un titre de gloire galvaudé :
Le Manneken Pis de Bout.
Mon demi-sang belge ne fit qu'un tour. Dans un premier temps je voulus aller casser la gueule, à cet espèce de Bout ou de Boot de son vrai nom qui était le patron.
D'autant que foi de Duquerroigt, je me suis toujours senti proche de cette lignée de Duquesnoy qui est à l'origine ( depuis1619 quand même ) de ce Marmouset, Petit Julien du quartier St Jacques qui évacue son surplus de boisson.
A la suite de quoi, dans une très rare et épouventable hallucination éthylique, étrangement, par moment il m'arrivait encore d'avoir des bouffées délirantes remontant aux effets de l'ayahuasca (voir Sarko et Lula),
je vis le pauvre petit baigneur affublé d'une tête de mort . . .
Mais il me semble maintenant, et cela me rassure un peu, que j'avais dû le voir ainsi réellement détourné et représenté dans une de ces expositions d'art contemporain qui s'autorisent à matérialiser des cauchemars que nous ne vivrons jamais.

Puis cette parodie me donna le hoquet.
Un hoquet interminable. Effet de la chicha autant que de la colère et de la honte.
Mais surtout il y eut la photo de " REINA DEL MAR "qui stoppa mes transports inutiles.
Ma bile se calma. Redescendit au foie.
J'étais sur la piste.
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