Le coup de la savate. Bush plus fort que Krouchtchev.
Il aura fallu quelques lustres entre ces deux événements mondiaux :Krouchtchev enlevant sa godasse pour taper sur la table de l'ONU.
Bush esquivant les deux savates du journaliste pendant une visite officielle en Irak.
Voilà ce que quelques philosophes ont appelé ( je crois ) les leçons de l'histoire. Des leçons de philosophie à la portée de tous, en effet, claires et n'exigeant aucun commentaire.
Sauf ceci : reprenons.
Le coup du parapluie bulgare, UN.
Le coup du lapin chinois, DEUX.
Le coup de la savate irakienne, TROIS.
Décidément, la formation d'un agent des services secrets aujourd'hui s'avère difficile.
Les obstacles sont presque insurmontables.
S'il était difficile d'anticiper l'intervention de Nikita à l'ONU et d'empêcher les rieurs de se mettre de son côté,
il eut été encore plus difficile de protéger Georges W. de l' agression intempestive et répétée qu'il a fort bien esquivée , au demeurant, en passant sous son petit bureau de conférencier.
Pourtant le rôle des services d'Intelligence de sécurité et de sûreté, consiste partout dans le monde, à anticiper et à protéger. Spécialement les présidents de l'imprévisible, ou tout un chacun des réactions imprévisibles des présidents.
En attendant de continuer le récit de mon propre recrutement - j'ai le plaisir de vous annoncer que j'ai été recruté - je donnerai, dans l'extrême urgence où nous sommes actuellement (urgence des temps nouveaux, urgence du recrutement de nouveaux agents) , seulement deux conseils à ces futurs agents.
Le PREMIER : lire et relire tout André Breton, à commencer par "le Manifeste du Surréalisme" bien sûr, mais surtout : "Nadja".
Le DEUXIEME : lire et relire par exemple Lewis Caroll. Mais cher lecteur, vous le saviez, ce n'est pas à vous que j'allais apprendre à esquiver la savate à double détente des rebondissements de l'histoire.
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